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imageJonathan Villeneuve détient un Baccalauréat, en Arts visuels de l’Université du Québec à Montréal, complété en 2004. Ses principaux champs de création sont la sculpture, l’installation et les nouveaux médias.Son travail à été présenté au Canada et en Europe. Il est membre du collectif Perte de Signal depuis 2005. Il vit et travaille à Montréal

Projets en solo

Faire la vague

  • 2008-2009
  • Installation
  • Le projet final comportera 3 structures identiques de 87” X 120 “ X 12”
  • Bois, tiges d’aciers, moteurs, poulies, gazon synthétique, encodeur optique, microcontrôleur, haut-parleurs.

Faire la vague est un projet formé de trois structures, alignées au centre de la galerie, identiques à celle illustrée en annexe. Ces structures, élaborées à partir de matériaux de construction à l’état brut ( 2X4, 2X12, etc. ), comportent 21 planches de 2 X 4 suspendues à un axe horizontal. La rotation d’un arbre à cames, situé au dos de la structure et propulsé par un moteur qui tourne à très bas régime, induit un mouvement de vague perpé-
tuelle aux planches de bois. Par ce mouvement, celles-ci se soulèvent et s’abaissent successivement. L’aspect formel de l’ensemble évoque la mise en chantier des paysages urbains telle que je l’ai observée au fils des années en transitant de Montréal à Saint-Sauveur-des-Monts (mon patelin natal) le long de l’autoroute 15.


L’aspect cinétique de l’oeuvre évoque les effets optiques créés par les constructions, cloisons, et remparts aux abords des routes, mais aussi, comme le titre de la pièce l’indique, au mouvement de groupe souvent observé lors d’évènement tenu dans les grands stades. Une foule qui fait la vague se laisse emporter dans un effet d’entraînement, initié par on ne sait trop qui. Dans ce mouvement, chaque personne est à la fois acteur et participant d’un spectacle sur lequel il n’a individuellement que peu de contrôle. L’action de chaque individu y est dictée par celle de ces voisins. Ce manège débute généralement comme il a commencé, dans un chaos relatif. Je trace ici un parallèle entre ce mouvement de foule très caractéristique et le mouvement qui dicte le développement des paysages urbains.

 

  • EOTB 1
  • EOTB 2
  • EOTB 3
  • EOTB 4
  • EOTB 4
  • EOTB 4

Projets en collaboration

Trace

  • 2007
  • Installation
  • Trace L : Aluminium, 21 ampoules 40 Watts, hauts Parleurs et amplificateur de bases, senseurs de proximitée, amplificateur audio, gradateur MIDI, Ordinateur.
  • 5’ X 12” de diamètre
  • Trace v : Écran cathodique, levier mécanique, bois, aluminium, files électriques, amplificateur audio, microcontrôleur, convertisseur RF, Ordinateur.
  • 30” X 20” X 75”
  • Trace s : Bois, mousse de rembourrage, laine, ventilateur, diodes luminessantes, photo résistances, circuit imprimé, micro processeur Alt- mega 168.
  • 28 modules de 8” X 8” X 4” à 16” de profondeur, dispersés sur un mur.
  • Sofian Audry, Jonathan Villeneuve
  • En collaboration avec Myriam Bessette & Samuel St-Aubin

Trace est un projet collectif d'installation en trois temps. Sa conception s’articule autour de la mise en commun des préoccupations plastiques et conceptuelles des artistes dans une volonté de complémentarité et d’échange.

Portées par un travail à la fois computationnel, sculptural et sonore, les installations qui composent le projet reposent sur une réception physique chez le spectateur. La création collective s’insère à même les différentes démarches des artistes impliqués pour élaborer de nouvelles approches esthétiques, sensorielles et techniques.

Oeuvre à volets multiples, Trace explore plusieurs facettes d’une même idée. Trois éléments sculpturaux, autant de regards jetés sur une expérience du quotidien qui se vit dans la transformation de l'espace privé. Ampoules, filage, textiles, teintures et boulons s’entremêlent, portant en eux toute la fragilité des lieux habitables. La réalité y est ainsi détournée, révélant l’aspect éphémère d’une mémoire qui s’efface au gré du renouvellement de la sphère domestique.

Trace comporte trois installations distinctes: L, V et S. Le concept de modularité et de mobilité est à la base même de la conception de l’œuvre qui s’adapte ainsi à son lieu d’exposition. Le développement du projet est basé sur une approche collective de type "work-in-progress", où chaque élément répond au précédent et influence le suivant.

 

 

Démarche artistique

 

C’est l’irréversibilité de la naissance vers la mort que les objets nous aident à résoudre. Ils sont en train de devenir, aujourd’hui où s’effacent les instances religieuses et idéologiques, la consolation des consolations, la mythologie quotidienne qui absorbe l’angoisse du temps et de la mort. (...) L’automatisme, concept majeur du triomphalisme mécanicien, est l’idéal mythologique de l’objet moderne. (Jean Baudrillard: Le système des objets)

Mon travail se penche sur la relation psychotique que nous entretenons avec notre environnement construit. Depuis les 28 dernières années, j’ai vécu successivement à la campagne, en banlieue et en ville. Régulièrement j’effectue encore le trajet qui sépare ces trois milieux de vie distincts. J’ai été à même de constater le développement hurbain des Laurentides et de la banlieu nord à travers mon regard d’enfant, d’adolescent et finalement, avec celui d’un artiste dans la vingtaine. À toutes ces étapes de ma vie, j’ai posé un regard différent sur le perpétuel chantier de construction dans lequel nous vivons et sur la place que chacun y prend. Ces différentes façons de percevoir l’environnement construit se juxtaposent et s’entremêlent sur un mode ironique et ludique, dans la construction de mon travail.

 

Mes œuvres sont construites à partir d’éléments fabriqués, récupérés et détournés, des matériaux à l’aspect familier qui évoquent l’architecture du quotidien. Je construis des structures hybrides à partir d’éléments rudimentaires, parfois même archaïques, mais activés au moyen de technologies modernes telles l’informatique et l’électronique. Mon travail sculptural est intimement lié à l’utilisation d’éléments mécaniques et médiatiques. Cette stratégie a pour but d’induire un mouvement à une structure qui évoque l’objet statique et monolithique. L’amalgame de composantes technologiques et de matériaux qui font référence à des objets du quotidien, confère à mes œuvres un aspect hybride et ludique.

 

À la sacralisation historique de l’objet d’art se mêle la fétichisation de la technologie. La cinétique de chaque installation répond à sa propre logique; un système de règle qui accentue la notion d’autonomie liée à l’objet moderne. Les mouvements des œuvres ont ici comme principale fonction de renforcer l’illusoire notion de pouvoir que l’homme exerce sur son quotidien technologique. Mes sculptures effectuent une gymnastique qui n’a comme finalité que de mettre le spectateur face à son incapacité totale de contrôler ce qui lui semble pourtant fonctionnel. L’objet automatisé et multifonctionnel renvoie à la place que l’humain prend lui-même dans nos sociétés modernes : celle du plus bel objet à tout faire, celle de modèle instrumental. La pseudo fonctionnalité, jumelée à l’aspect formel des objets, renvoie à l’idée du gadget, du bidule ou du « cossin », un machin à l’utilité vague, sans limites, à l’image d’une fonctionnalité imaginaire.

 

C.V.

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Formation

2006-2009 : MFA Studio Arts, Open-Media, Université Concordia.

2000-2004 : Diplômé au Baccalauréat en arts visuels à l’UQÀM, profil création.

 

Expositions Solo

2009 : Musée d’Art Contemporain des Laurentides, St-Jérôme, Canada. Détournement d’objets direct, installation.

2008 : Galerie Art Mûr, Montréal, Canada. Trace, installation collective en trois temps L / V / S, installation en collaboration avec Sofian Audry.

 

Performances

2008 : Usine C, Montréal, Canada. Grace State Machines, performance robotique en collaboration avec Bill Vorn Emma Howes.

2008 : Maison des métallos, Paris, France. Grace State Machines, idem.

2008 : Festival 404, Trieste, Italie. Grace State Machines, idem.

2007 : Festival Subtle Technologies, Toronto, Canada. Grace States Machines, idem.

2005 : HKS (Hordaland Kunst Center), Bergen, Norvège. Drone, performance vidéo.

 

Expositions de groupe

2008 : Festival 404, Trieste, Italie. Trace L, installation en collaboration avec Sofian Audry.

2007 : Galerie Expression, St-Hyacinthe, Canada. Trace V, installation en collaboration avec Sofian Audry.

2007 : Galerie Expression, St-Hyacinthe, Canada. Abysse, installation en collaboration avec Sofian Audry.

2007 : Galerie 1313, Toronto, Canada. Trace L, installation, idem.

2007 : Musée d’Art Contemporain des Laurentides, St-Jérôme, Canada. TraceL, idem.

2005 : HKS (Hordaland Kunst Center), Bergen, Norvège. Travel Agent, installation,
en collaboration avec Sofian Audry, Mathieu Guindon, Samuel St-Aubin, Julien Keable & S.O.U.P

2005 : Galerie de L’UQAM, Montréal, Canada. Cube, installation vidéo.

2004 : Galerie de l’UQAM, Montréal, Canada. La Station, installation.

2003 : Galerie de l’UQAM, Montréal, Canada. Réflexion, installation.


Résidence

2005 : Piksel Festival, BEK (Bergen Electronic Kunst Center), Bergen, Norvège.

 

Prix & Mentions

2008 : Lauréat du concours Jeunes artistes en arts visuels des Laurentides.

2008 : Bourse de déplacement, Conseil des Arts du Canada, pourTrace L et Grace State Machines au Festival 404,
Trieste, Italie.

2007 : Bourse de déplacement, Conseil des Arts et des lettres du Québec, pour l’installation Trace à la Galerie 1313, Toronto, Canada.

2007 : Subvention aux artistes des nouveaux médias et de l’audio : Subventions de recherche et de réalisation, Conseil des Arts du Canada, pour l’installation Trace.

2006 : Bourse d’études : Tuition Remission Fees Award. Étudiant à la maîtrise en art de l’Université Concordia.

2005 : Bourse Robert Wolf, Galerie de l’UQÀM, pour l’œuvre vidéo Cube.

2004 : Bourse Discreet Logic, Galerie de l’UQÀM, pour l’installation vidéo La Station.

2003 : Mention, fondation McAbbie, Galerie de l’UQÀM, pour l’installation vidéo Réflexion.

 

Expérience professionnelle dans le milieu des arts

2008- ... : Membre du conseil d’administration du CQAM (Conseil québécois des arts médiatiques).

2007- ... : Membre du conseil d’administration de Perte de signal.

2008 : Auxiliaire d’enseignement pour Éric Raymond, UQÀM.

2008: Auxiliaire d’enseignement pour Peter Flemming, Université Concordia.

2006-2008 : Assistant de recherche de Bill Vorn, Université Concordia.

2004-2006 : Assistant à l’implantation et à l’opération d’HEXAGRAM UQÀM institut de recherche et création en arts médiatiques.

 

Conférences et exposés

2008 : Université Concordia, Montréal, Canada.
2007 : Festival Subtle Technologies, Toronto, Canada.
2005 : Galerie de L’UQÀM, Montréal, Canada.

 

Liens

 

Suggestions de sites web d'artistes et d'organismes

 

Sofian Audry

Perte-de-signal

Samuel St-Aubin

Pavitra wickramasinghe

Bill Vorn

Peter Flemming

Audrey Samson ( Ideacritik )

Atelier Van Lieshout

Wim Delvoye

François Quévillon